dimanche 20 avril 2008

Whatever Lola wants

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****

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Synopsis :
Réalisé par Nabil Ayouch.
Avec Carmen Lebbos, Laura Ramsey, Achmed Akkabi, Milia Ayache, Assaad Bouab.
Genre : Comédie dramatique - Durée : 1h55.
Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la Poste en rêvant d'une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme il l'entend. C'est par lui que Lola découvre l'histoire d'Ismahan, star de la danse orientale, véritable légende au Caire. Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack. L'idylle tourne rapidement court quand Zack prend conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide immédiatement de le suivre, sous les yeux effarés de Youssef. Arrivée au Caire, déçue par l'accueil de la famille de Zack autant que par l'attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan.
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Lola en veut, c'est sur. Sa volonté est certes bien filmée mais, bon, il y a quand même un côté "cucul la praline", un côté "bons sentiments" que l'on qualifiera d'américain. Le film n'est pas dénué d'émotion, l'héroïne est jolie comme un coeur, mais son ingénuité fait pour le moins sourire. Se retrouver seule au Caire, belle plante blonde sans le sou et sans foulard, d'une naïveté confondante, sans parler la langue du cru ni rien connaitre des moeurs locales, tout ça sans le moindre "problème"... Pas de doute on est au cinéma, pas de doute ce n'est pas un documentaire.
Les amateurs de danse orientale y trouveront leur compte, quelques beaux trémoussement d'une grande sensualité. Hélas on peut faire un honnête cinéma de qualité ; bons acteurs, belle prise de vue, sans pour autant réaliser une oeuvre d'art inoubliable. L'esprit très fleur bleue de Lola ne pourra qu'enchanter les amateurs de comédie romantique, les autres trouveront le scénario "suréaliste".
Dommage, car l'opposition culturelle initiale et sa résolution par la danse forment un sujet qui mériterait un peu plus que de l'eau de rose. Quelques vérités bien senties sont énoncées, tant côté NewYorkCity que côté LeCaire, mais ce n'est pas suffisant pour quitter le cadre romanesque et faire un vrai film d'auteur, à défaut de faire un film engagé.
Reste un moment sympa d'une émotion réelle mais peu traumatisante, un film à "clichés", sucré comme une patisserie orientale, regardable puis oubliable.
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Voir aussi :... AlloCiné.

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