mercredi 5 mars 2008

Sans plus attendre

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****

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Magnifique prestation de deux sacrés monstres du cinéma dans des rôles dotés d'une emphase certe "théatrale" mais porteuse d'émotions. Un des rares films sublimant la vieillesse et se riant de la mort.

Les dialoguent pétillent et ce film nous offre quelques morceaux d'anthologie. Dès que l'on quitte la chambre d'hôpital les paysages magnifient la vitalité de nos deux "mourants".

Le bémol est lié au côté "politiquement correct" de ce film américain et l'on regrette le brin de folie supplémentaire qui eut permis de bonifier ce portrait de deux grandes gueules déjà naturellement "folles" et pittoresques.

L'Heure d'été

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Désolé, quand Assayas s'essaye à donner vie aux objets c'est pas forcément terrible, il réussit mieux avec ses personnages.
Les états d'âme d'une pauvre famille riche obligée de céder sa collection d'art à un musée pour payer un LOURD impôt de succession (si si Assayas insiste, c'est sur) ne mobilisent pas forcément toutes les foules.
Les acteurs sont beaux et jouent bien, même que Juliette nous ravit en blonde pas écervelée. Les meubles, les tableaux, les vases sont beaux et jouent bien, l'image est belle et les murs sont d'un décrêpi très chic, Olivier filme avec élégance...
Mais ce n'est pas suffisant pour nous accrocher. Dommage car le sujet, réflexion sur l'âme des objets inanimés, qui vivent et nous survivent, le discours sur l'Art et sa place en notre monde, la vision d'un musée refuge social de valeurs à ne pas dilapider, sont porteurs d'une vraie philosophie...
Mais peut-être, très simplement, ne sont pas filmogéniques...
Dommage, un coup pour pas grand chose n'en déplaise aux critiques.

There will be blood

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Fascinant, lent et fascinant comme un serpent. Un film qui prend son temps et ne ravira peut-être pas les amateurs d'action foudroyante. Mais une présence du temps, des acteurs, d'une époque, qui marque et se grave en notre mémoire, un film rémanent.
Des personnages de chair et de sang, un monde tangible, assemblage vivant de bois, de fer et d'un peuple en survie permanente. La reconstitution très soignée d'une époque qui nous fait bénir notre monde cocon d'aujourd'hui. La vérité sur la mue du pétrole en or. Une réflexion subtile sur les relations croisées de l'argent et de la religion, sur les mécanismes du pouvoir, sur la naissance de notre société industrielle. Le portrait sublime d'un salaud extraordinaire.
Un grand film à voir mais pas un film "facile", du cinéma comme on l'aimerait plus fréquent ; beau, démonstratif, fort, riche, subtil, prenant, et tout ça sans tomber dans la facilité puisqu'il se paie même le luxe d'une première demi-heure sans dialogue.
Et la cerise du gateau, une musique qui colle au film et l'enrichit.

lundi 3 mars 2008

TAKEN

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Du bon ; pas le temps d'aller faire pipi, de l'action, du rythme, du sang et du sexe, un Liam très convaincant, le plaisir jubilatoire de voir le super-héros en mettre plein la g. aux super-méchants, un film qui marque.
Du mauvais ; un premier degré quelque peu nauséabond ; Les français sont tous corrompus, les Albanais sont la lie de l'humanité et une jeune et jolie américaine (comme le sont toutes les américaines) ne peut pas débarquer à Paris sans se faire aussitôt enlever par un réseau de traite des blanches. Papa l'avait dit, ah si papa avait été là. Parce que papa est un super-héros qui en prend plein la tronche, se fait même trouer la peau, mais continue à trucider les très méchants contre vents et marées, et même contre l'administration locale pourrie et incompétente comme toute administration étrangère.
Bref un film à apprécier au 3ème degré en se mettant dans la peau d'un étazunien pur souche.
Bon, c'est du cinéma, mais rappelez-moi qui en est l'auteur ?