Avec Maxime Leroux, Patrick Bosso, Anne Marivin, Alice Taglioni, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve.
Genre : Comédie - Durée : 1h28.
Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.
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L'ami Rouve s'est choisi un personnage de cabotin pour pouvoir cabotiner, astucieux ! Mais plus sérieux qu'il ne semble. Jean-Paul-Albert montre une vraie consistance, un être "fêlé" riche de ses contradictions, un vrai "Lupin des Bois". Le film est plus basé sur la psychologie des personnages que sur la mécanique d'un casse ou d'une enquête. A preuve, le statut de Gilles-Vincent reste énigmatique jusqu'à la fin. Journaliste crédible il tourne en flic crédible, envoyé avec une petite équipe pour une mission dont on ne connaitra jamais les ressorts. Alice-Julia apporte son charme malgré son personnage terre à terre, c'est toujours un plaisir de la voir.
Le film manque néanmoins de punch et de vitalité, il mélange les genres et n'arrive pas à trouver son caractère. Jean-Paul Rouve n'a pas la gouaille nécessaire avec une voie plutôt monocorde et Gilles Lellouche est un peu lourd avec son côté "ténébreux". Quelque part les personnages sont "trop" pour un film naturaliste et "pas assez" pour une épopée imaginaire. Du souffle, que diable, du souffle, a-t-on envie de dire.
D'un point de vue "historique" nous ne voyons pas un documentaire même si certaines scènes sont réalistes et conformes à une vérité reconnue. Le personnage de Vincent et son histoire sont de pure fiction, et Albert Spaggiari avait un réel passé de voyou qui ne transparait absolument pas dans le film. Il n'aurait pas vécu en Argentine comme looser en cavale mais y aurait été en relation avec les juntes chiliennes et argentines, une personnalité certainement beaucoup moins sympathique que ce que laisse penser J.-P. Rouve.
Malgré un certain talent pour l'image, comme le prouve les enchainements des flash-back, nous sommes devant une semi-réussite et un demi-échec pour l'ex Des Bois dont on attend plus de maturité dans la prochaine oeuvre, un choix plus marqué vers la fiction OU vers le réalisme. Débuts prometteurs mais non concluants.





