samedi 19 avril 2008

Sans arme, ni haine, ni violence

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Jean-Paul Rouve.
Avec Maxime Leroux, Patrick Bosso, Anne Marivin, Alice Taglioni, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve.
Genre : Comédie - Durée : 1h28.
Appréhendé en 1977 pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari s'évade du bureau du juge d'instruction. Pendant des années, il va rester insaisissable, résistant à toutes les tentatives de la police.Au cours de sa cavale fabuleuse en Amérique du Sud, il multiplie les rencontres avec des journalistes, fait des photos en forme de pied de nez facétieux au public français.Vincent, reporter, réussit à l'approcher pendant quelques jours dans une ville d'Amérique du Sud et découvre un être qui n'a rien à voir avec le grand banditisme, une sorte de Cyrano de Bergerac, généreux et fauché, souffrant de ne pas profiter davantage de sa gloire, looser grandiose, vantard plein d'humour et de contradictions mais qui reste traqué par la police française.
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L'ami Rouve s'est choisi un personnage de cabotin pour pouvoir cabotiner, astucieux ! Mais plus sérieux qu'il ne semble. Jean-Paul-Albert montre une vraie consistance, un être "fêlé" riche de ses contradictions, un vrai "Lupin des Bois". Le film est plus basé sur la psychologie des personnages que sur la mécanique d'un casse ou d'une enquête. A preuve, le statut de Gilles-Vincent reste énigmatique jusqu'à la fin. Journaliste crédible il tourne en flic crédible, envoyé avec une petite équipe pour une mission dont on ne connaitra jamais les ressorts. Alice-Julia apporte son charme malgré son personnage terre à terre, c'est toujours un plaisir de la voir.
Le film manque néanmoins de punch et de vitalité, il mélange les genres et n'arrive pas à trouver son caractère. Jean-Paul Rouve n'a pas la gouaille nécessaire avec une voie plutôt monocorde et Gilles Lellouche est un peu lourd avec son côté "ténébreux". Quelque part les personnages sont "trop" pour un film naturaliste et "pas assez" pour une épopée imaginaire. Du souffle, que diable, du souffle, a-t-on envie de dire.
D'un point de vue "historique" nous ne voyons pas un documentaire même si certaines scènes sont réalistes et conformes à une vérité reconnue. Le personnage de Vincent et son histoire sont de pure fiction, et Albert Spaggiari avait un réel passé de voyou qui ne transparait absolument pas dans le film. Il n'aurait pas vécu en Argentine comme looser en cavale mais y aurait été en relation avec les juntes chiliennes et argentines, une personnalité certainement beaucoup moins sympathique que ce que laisse penser J.-P. Rouve.
Malgré un certain talent pour l'image, comme le prouve les enchainements des flash-back, nous sommes devant une semi-réussite et un demi-échec pour l'ex Des Bois dont on attend plus de maturité dans la prochaine oeuvre, un choix plus marqué vers la fiction OU vers le réalisme. Débuts prometteurs mais non concluants.
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jeudi 17 avril 2008

Passe-passe

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Tonie Marshal.
Avec Guy Marchand, Nathalie Baye, Mélanie Bernier, Edouard Baer, Joey Starr.
Genre : Comédie - Durée : 1h33.
Une sortie d'autoroute manquée et voilà Darry Marzouki, prestidigitateur au chômage, croisant la route d'Irène Montier Duval, une belle bourgeoise, le sac Hermès rempli de billets de banque. Par amour, elle a servi d'intermédiaire dans une vente d'armes entre un ministre français et la Corée. L'affaire s'est ébruitée. Le ministre veut lui faire porter le chapeau. En fuite, elle propose à Darry de le payer pour qu'il la conduise à Genève dans sa belle BMW. Le hic, c'est que la BMW n'est pas à Darry. Il l'a volée sur un coup de tête à son beau-frère, petite frappe un tantinet irritable, qui promet de l'étriper s'il ne la rend pas. Ne pouvant accepter la proposition d'Irène, Darry s'invente une identité d'altermondialiste se rendant à Locarno pour un sommet. Irène, qui rêve de changer d'air, se prend au jeu.Ils ont peu en commun. Ils passeront trois jours ensemble. Trois jours inoubliables... A leurs trousses, des Coréens, la DST, un ministre et le beau frère... Au bout de chemin, l'amour pour l'un, la liberté pour l'autre.
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Nous avons ici un patchwork bien cousu de scènes au ton enjoué, un film bien troussé, porté avec finesse par le duo Baye-Baer. Les personnages sont fantasques juste comme il faut, les dialogues ciselés dispensent une multitude de petits "messages" à connotation politique, traçant avec légèreté une vraie philosophie de la vie. Tout en se calquant sur les meilleures comédies américaines, Tonie nous a cependant concocté une cuisine bien française.
Alors que le sujet aurait pu apporter son lot de violence, Tonie Marshall tisse une toile colorée mais tout en délicatesse, Nathalie nous montre une fragilité cachée sous un personnage d'aventurière alors qu'Edouard campe un sobre looser au fond plus fort qu'il ne le montre. Les personnages secondaires crèvent également l'écran, de JoeyStarr en gangster particulièrement irrascible à Mélanie Bernier, jolie fille atteinte d'un hilarant syndrome de Gilles de La Tourette.
En définitive, un bon polar au ton original, une agréable comédie à la sensibilité très "féminine", une aventure que l'on prend plaisir à suivre et d'une moralité plus subtile qu'il n'y parait.
Dernier détail, ce film est une fiction, toute ressemblance avec des personnes...
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mardi 15 avril 2008

Sexy Dance 2

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :Réalisé par Jon Chu.
Avec Will Kemp, Briana Evigan, Robert Hoffman, Adam G. Sevani, Cassie Ventura.
Genre : Film musical - Durée : 1h42.
Sous les bons offices du danseur Tyler, dont le passage au Maryland School of the Arts fut très marquant, la turbulente Andie se rend à l'audition et est admise de justesse dans le même établissement. Déjà remarquée par Chase, étudiant-vedette et frère du jeune et conservateur directeur, Andie est tiraillée entre la performance de rue et celle préconisée par son école. Excédés par l'académisme suffocant qui y régne, la jeune femme et Chase forment une troupe clandestine dans le but d'affronter les danseurs de rue qui ont rejeté Andie. La passion commune des deux amis sera bientôt soudée par un amour naissant.
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Ode au Hip-hop ce film déborde d'une énergie salutaire. Sans être un docu ethnologique il présente le monde des "crews" et des "battles" sans trop de compromis et fait plaisir à voir.
Les acteurs sont tous d'excellents danseurs et certaines séquences sont bluffantes de vitalité et d'esthétique, les performances physiques sont réelles et ne sont pas cantonnées à une ou deux vedettes mais sont partagées par la majeure partie de la distribution. Un régal que de voir du "break dance" dans ces conditions.
L'histoire est simple mais bien ficelée, si elle est là pour mettre en valeur la danse et ne manque pas son but, elle n'oublie un certain côté émotionnel et présente des portraits d'adolescents plutôt soignés avec des dialogues parfois criants de vérité, tout à fait dans la dynamique du film. Quelques scènes plus intimistes ajoutent des touches de sensibilité à un ensemble de mouvement et de fureur, au son de rythmes envoutants parfaitement adaptés.
L'héroïne a une vraie profondeur, elle bénéficie d'une vie plus complète et d'une psychologie plus aboutie que ses partenaires, toutefois bien qu'une seule face ne soit visible chez ceux-ci, ils sont suffisamment bien dessinés pour que cela ne nuise pas au propos et qu'il y ait une réelle présence de tous les personnages.
En définitive un spectacle cinématographique susceptible d'intéresser un public plus large que son sujet et son titre "ringard" ne peuvent le faire croire, à ne pas réserver aux seuls ados boutonneux.
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lundi 14 avril 2008

Pénélope

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Mark Palansky.
Avec Catherine O'Hara, Peter Dinklage, James McAvoy, Christina Ricci, Reese Witherspoon.
Genre : Comédie dramatique, Fantastique - Durée : 1h41.

Une jeune fille bien née, mais victime d'un mauvais sort, va découvrir sa vraie nature et transformer son destin. Une sorcière a juré de jeter un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Mais aucun ne lui plait. Pénélope est une romantique. Alors elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le monde. Elle découvrira qu'aucun mauvais sort ne peut résister au pouvoir de l'amour.
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Plaisir d'une comédie romantique, légère et finaude sous son air de conte de fées américain. Un film d'un humour aussi anglais que la plupart de ses acteurs et que le lieu de l'action (dont Londres). Pénélope-Ricci nous offre une vision sympathique de la "difformité" ou comment apprendre à s'assumer, ça c'est pour la morale de l'histoire.
Le style rappelle Tim Burton, la même verve poétique mais pas tout à fait le même talent quant à l'image, quoique le film soit tout à fait regardable. L'histoire est simple et fait appel aux ressorts très traditionnels d'une jeune fille face à ses prétendants, nez en plus. Les acteurs sont au diapason et laissent passer quelqu'émotion dans une bonne humeur communicative.
Des personnages truculents comme le reporter Lemon-Dinklage et une narration enlevée avec commentaires à la première personne complètent l'agrément qu'offre ce film, pour une fois sans effets spéciaux.
Un moment de cinéma sympa et détendant comme on en voudrait plus souvent.
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dimanche 13 avril 2008

Les Randonneurs à Saint-Tropez

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Philippe Harel.
Avec Philippe Harel, Géraldine Pailhas, Vincent Elbaz, Benoît Poelvoorde, Karin Viard.
Genre : Comédie - Durée : 1h45.

Nous avons quitté Cora, Nadine, Mathieu et son frère Louis, ceux que nous appelons dorénavant "Les randonneurs", il y a dix ans en Corse. Aujourd'hui, ils ont la quarantaine. Ils sont toujours très liés et ont décidé de repartir une nouvelle fois en vacances ensemble, juste tous les quatre, comme avant. La randonnée, il faut bien l'avouer, ça n'était pas vraiment leur truc. Mais à l'époque, c'était la mode des vacances sportives. Alors, ils avaient essayé. Cet été, c'est décidé, ce sera Saint-Tropez. Après tout, qui n'y va pas une fois dans sa vie ? Mais c'était sans compter qu'à Saint-Tropez, tout peut arriver. Même retrouver Eric, leur guide sur le GR20 Corse. Celui qu'ils s'étaient jurés de ne plus jamais fréquenter... Sauf qu'Eric a évolué ; il a même beaucoup changé. Et il a des arguments de poids pour endosser à nouveau le rôle du guide...
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Dommage, le bon sens populaire a parfois raison, deux idées toutes faites sont ici vérifiées ;
1) Suite ne vaut jamais 1ère oeuvre, on ne réussit pas deux fois...
2) Tout film de titre "Trucmuche à St-Tropez" est un navet.
Le film oscille entre les genres ; remake de l'opus Corse, satire sociale de la jet-set, comédie psychologique. La caricature de la jet-set n'est pas assez caricaturale pour un pamphlet, elle l'est trop pour un docu-drama. La comédie psychologique n'est pas assez fouillée, la forme du film ; succession de saynètes, ne convient pas. Quand à la reprise du succès corse, l'humour tombe ici à plat et l'originalité a du se perdre sur le GR20. Oups...
D'autant plus dommage que les comédiens sont toujours aussi sympathiques et forment un groupe aux traits de caractère marqués, mais pas trop, où chacun joue son personnage avec bonheur comme il sait le faire. Hélas l'amoncellement de clichés et de stéréotypes, le scénario foutraque, le manque de vraisemblance psychologique, les acteurs laissés à eux-même, Saint-Tropez filmé comme à travers une vulgaire caméra de touriste, ça commence à faire beaucoup...
Reste à voir ce film pour sa bonne humeur, sa bande de copains et le repos qu'il apporte aux neurones, mais est-ce vraiment suffisant ?
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Voir aussi :... AlloCiné.