Avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, Jorge Serrano, Claudia Font, Pablo Rosso.
Genre : Épouvante - Durée : 1h25.
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence.Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame de l'aide, coincée dans son propre appartement alors qu'un incendie s'est déclaré. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... elle n'imagine pas à quel point !
Venise 2007. Prix du Public - Prix du Jury Festival de Gerardmer 2008 - Festival de Sitges 2007.
Interdit aux moins de 12 ans.
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Film mouvementé, au figuré comme au "très propre", la caméra a la boubougeotte. Figure de style que la caméra à l'épaule, que l'aspect reportage, que c'est pour qu'on croie que c'est pour du vrai, mais figure de style fatigante à voir, inutile dans la durée ! Le cinéma c'est du cinéma, ça doit être du cinéma et aujourd'hui le syndrome d'un certain Projet Blair Witch n'a plus l'avantage de la nouveauté, c'est le contraire ! Donc mauvais point pour le cinéaste, too much is too much...
Et pourtant, l'idée du film n'est pas mauvaise en soi, malgré un manque flagrant d'originalité. Le tournage d'un reportage qui vire au cauchemar aurait pu permettre une vision renouvelée d'un sujet largement défloré par ailleurs ; le méchant virus lâché dans la nature pour le grand bonheur résurrectionnel de morts-vivants. Il va de soi que la reportrice est tout à fait craquante, l'enfermer dans un lieu clos permet de faire monter la pression plus rapidement et le film est certes "d'épouvante".
Le scénario tire hélas dans tous les sens, entre jaillissements d'hémoglobine, courses poursuites endiablées, emballage express de l'immeuble par une police deus ex machina, bambin enfiévré, cris sans chuchotements, l'accumulation de poncifs finit par nuire au film. Dommage car la narration est globalement maîtrisée avec une montée de l'angoisse qui va crescendo et rythme en accélération constante.
Seule la fin fait preuve d'un peu de personnalité ; l'extinction progressive de toute lumière remplacée un temps par une caméra transformée miraculeusement en "infra-rouge" termine le film dans un noir définitif.
Une façon de voir originale gâchée par une abondance de "trucs" propres au genre, mais aboutés sans réel talent. Un film que les amateurs de frissons pourront regarder sans déplaisir mais dont les autres pourront se passer sans regret.


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