samedi 11 octobre 2008

Vicky, Cristina, Barcelona

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem Plus...
Film américain. Genre : Comédie
Durée : 1h 37min. Année de production : 2007
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Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure....
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Les fans alleniens ne seront pas déçus, Woody, septuagénaire en voie de rajeunissement, nous offre une version toujours plus personnelle de l'amour. Il nous offre ici sa version du triolisme avec le charme et la légèreté qui lui sont habituels, merci à Königsberg le poète, le peintre des moeurs, divin auteur de dialogues toujours ciselés mais étincelants...
Des comédiens à la sensualité débordante habitent cette psycho-comédie pour notre plus grand plaisir. Rebecca Hall, la brune "révélation" du film donne une parfaite réplique à la blonde Scarlett, maintenant bien connue des Allenophiles. Penelope alterne avec naturel les phases d'affection et celles d'hystérie, personnage volcanique à souhait. Quand à Javier il promène sa carcasse de macho fragile avec force et sensibilité, que de chemin depuis les films de Bigas Luna.
Le reproche, toutefois ; Encore un film sur les malheurs sentimentaux de pauvres petites filles riches... Mais, quand on t'aime, on te pardonne, Woody, et ceux qui ne t'aime pas ne viennent pas, au moins ton cinéma offre une remarquable constance de style...
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Voir aussi :... AlloCiné.

dimanche 5 octobre 2008

Harcelés

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Neil LaBute
Avec Samuel L. Jackson, Kerry Washington, Patrick Wilson Plus...
Film américain. Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h 51min. Année de production : 2007
Titre original : Lakeview Terrace.
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Pour Chris et Lisa, emménager dans leur maison de Lakeview Terrace est un rêve devenu réalité. Pourtant, rapidement, les deux jeunes gens deviennent la cible de leur voisin, qui désapprouve leur relation interraciale. Cet homme strict et austère, père célibataire et policier, s'est autoproclamé responsable de la sécurité du quartier. Si ses patrouilles nocturnes et sa surveillance constante procurent un sentiment de sécurité à certains, il se montre de plus en plus oppressant envers le jeune couple, allant jusqu'à les harceler chez eux. Lorsque Chris et Lisa décident de riposter, ils déclenchent une spirale infernale que plus personne ne pourra arrêter...
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Bof ? Un peu difficile à classer, socio-drama-polar psycho avec du bon et du mauvais...
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Le mauvais d'abord :
Indépendamment de son côté "thriller", ce film met mal à l'aise. Pourquoi ?
Probablement parce que c'est un enchainement de scènes conflictuelles. Pas un moment où les personnages ne finissent par s'engueuler, à tort ou à raison. Pas de répit pour le spectateur, pas moyen de reprendre son souffle. Ce n'est plus du cinéma, c'est un catalogue de disputes.
De plus les dialogues ont un côté "indigent", trop vie courante et pas assez cinéma. On ne parlera pas d'un brillant scénario, au moins formellement parlant. L'enchaînement des scènes est un peu décousu, la musique parfois agressive ou trop présente, un peu décalée, la mise en scène est très ordinaire, trop peu d'humour et pas d'émotion véritable. Rien de bien transcendant d'un point de vue cinématographique, une oeuvre globalement peu plaisante quand on aime pas...
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Le bon côté ensuite :
La prestation de Samuel vaut le déplacement. Il commence fort, comme méga tête à claque, puis progressivement il évolue d'un personnage déplaisant à un autre infiniment plus malfaisant. Redoutable, il ne fait rien pour se racheter, c'en est impressionnant.
Le côté "plat" des dialogues apporte au fond une vérité, un naturel, au film et lui donne sa force, le scénario est plus malin qu'il n'y parait et mène tout doucement vers le paroxysme final.
Et l'on peut trouver un côté "sociologique", la place des noirs dans la société américaine pour laquelle ce film nous donne effectivement quelques pistes : Un noir de condition moyenne peut vivre dans un beau quartier, les mariages "mixtes" sont fréquents, tous les métiers, toutes les classes sociales sont accessibles aux noirs, policier ou avocat, les truands sont plus des faux noirs que de vrais blancs, etc.
Cependant, alors qu'ils sont aujourd'hui "intégrés", ce film montre aussi qu'il reste une fracture vivace (caractéristique de ce côté là de l'Atlantique et qui touche tous les groupes ethniques). Les noirs ont tendance à se maintenir d'eux-même dans un "club" fermé ; Blacks, frères et soeurs quelle que soit leur condition sociale, Blacks avant tout, avec une culture Black spécifique et "interdite aux blancs" ! Le racisme blanc entraîne inéluctablement son alter-ego, le racisme noir, sujet apparent du film.
On retrouve bien cette structuration spécifique du pays ; un regroupement vertical par ethnie plus qu'un regroupement horizontal par classe sociale.
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Au final ce film est une vraie fenêtre sur la société américaine, le sujet principal, un flic noir qui pète les plombs, est au fond très secondaire... On y parle non seulement de la négritude mais aussi de l'éducation , de la propriété et de la vie de quartier, de la famille et des affres de la paternité, de nombreux sujets abordés comme si de rien n'était...
Toutefois c'est un film fort comme un café trop serré (un p'tit noir...), donc, on aime ou on aime pas, mais on en sort pas "indemne".
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Voir aussi :... AlloCiné.