Avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur, Anne Bennent Plus...
Film français. Genre : Biopic, Drame Durée : 2h 5min.
Année de production : 2007
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En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.
En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire.
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Oups ! Que m'arrive-t-il ? Serai-je seul face à la critique à trouver ce film sans intérêt ?
Lent, trop lent, long, trop long. Belles images aux teintes pastel, très léchées peintures, beaux costumes, beaux décors, belle verdure et belle nature, mais soporifique en diable...
Que celui qui n'a pas compris la pénibilité d'être "bonne" au petit vingtième l'avoue, il aura succombé au charme somnifère de Séraphine.
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Yolande en fait trop dans le pas assez, elle ne dégage aucune émotion. Elle traverse l'histoire amorphe, le visage figé dans la glace de l'inexpressionisme. Elle frotte avec la même conviction un plancher à nettoyer qu'une croûte à décorer. On la voit embrasser un arbre sans qu'il en ressorte le moindre sentiment.
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Le scénario loupe le coche du documentaire, mais aussi celui de la fiction, celui de l'émotion ! La façon de filmer avec une précision d'entomologiste empêche toute vraie sympathie avec les personnages, dérisoires moucherons pris dans la toile d'araignée d'un cinéaste englué.
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Dommage, il y avait sans doute un vrai sujet ; la naissance à l'art d'une personnalité improbable. Malheureusement, si tout est dit sur le statut du personnel de maison, rien n'est dit sur l'origine et l'expression du talent de Séraphine. Nous ne saurons rien des émotions qu'elle capte dans ses tableaux. Nous ne saurons rien sur l'histoire de son don de peintre. Nous ne saurons rien sur ses modèles, sur son apprentissage. Séraphine la mystérieuse, qui finit par péter les plombs, grave, sans que l'on sache pourquoi elle a basculé, sans que l'on comprenne pourquoi elle a peint.
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Elle manie la chimie domestique des pigments sans qu'on puisse imaginer comment cette compétence lui est venue. Nous sommes dans un film historique et il est incongru de penser que ce délicat savoir-faire lui a été soufflé par son ange gardien. Tout juste le talent, et encore...
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Biographie romancée mais fractionnaire, un film basé sur l'émotion, mais qui flotte sur son absence. Deux longues heures à réserver aux spécialistes...
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Voir aussi :... AlloCiné.




