lundi 24 novembre 2008

Rock'n'rolla

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Guy Ritchie
Avec Gerard Butler, Tom Wilkinson, Mark Strong Plus...
Film américain. Genre : Policier
Durée : 1h 54min. Année de production : 2008

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Caïd londonien, Lenny travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c'est Johnny Quid, rock star toxico qu'on croyait mort, qui a les cartes bien en main...
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Un polar décalé, bon produit du savoir-faire anglais en la matière.
Le gars Ritchie nous offre un film à l'humour noir, speedé, contemporain. Le narrateur en voix off donne un ton loufoque à un scénario pourtant d'une facture très "gangster" somme toute fort traditionnelle. Les dialogues sont grillés à point, limites entre le classique et le décalé. Cela participe à la retenue de ce polar qui, malgré ses outrances, évite de tomber dans trop d'excès ou caricatures. Et puis, la BO déménage, version modernisée du Rock'n'Roll.
Les acteurs ont la gueule de l'emploi, mais pas trop, les personnages sont donc à leur place, reconnaissables au premier coup d'oeil sans que cela ne nuise à l'intérêt de cette histoire de truands. Leurs personnages sont typés, mais gaffeurs imparfaits semblent droit sortis d'une vraie vie. La mise en scène est très dynamique mais ajustée comme une horloge, elle ne laisse pas vraiment le temps de souffler. Le fond "social" laisse planner quelque réflexion ; comment ce monde bouge-t-il ?
En définitive le plat est pimenté mais pas étouffe-chrétien, on reviendra manger de l'écrevisse au resto Ritchie...
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Film d'une noirceur illuminée par un humour décapant, fusée éclairante du cinéma britannique, un produit à voir sans regret.
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Voir aussi :... AlloCiné.

samedi 22 novembre 2008

Mensonges d'état

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Ridley Scott
Avec Leonardo DiCaprio, Russell Crowe, Mark Strong Plus...
Film américain. Genre : Thriller, Espionnage
Durée : 2h 8min. Année de production : 2008
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.
Titre original : Body of Lies.
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Ancien journaliste blessé pendant la guerre en Irak, Roger Ferris est recruté par la CIA pour traquer un terroriste basé en Jordanie. Afin d'infiltrer son réseau, Ferris devra s'assurer le soutien du très roué vétéran de la CIA Ed Hoffman et du chef des renseignements jordaniens, peut-être trop serviable pour être honnête. Bien que ces deux là soient censés être ses alliés, Ferris s'interroge : jusqu'où peut-il leur faire confiance sans mettre toute son opération - et sa vie - en danger ?
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Le savoir-faire de Ridley au service de deux monstres devenus sacrés, Léonardo et Russel, dans un sombre film d'espionnage, thriller captivant.
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Film d'action à la forme réaliste, pour ne pas dire docu-fiction, ce mensonge là fait froid dans le dos. On en sort un peu interloqué quant à la réalité inhumaine du fonctionnement de services très secrets, services surtout très manipulateurs. Personne ne doute, en esprit, de la difficulté de la "chasse aux terroristes", ici ce sont des êtres de chair qui vivent cette chasse sous nos yeux. Vrai ou faux (mensonges ?), le film parait en tous cas bien documenté, à l'exception de la technologie "de rêve" utilisée pour visualiser certaines scènes ; il faudrait faire descendre un satellite comme Hubble à une cinquantaine de Km pour pouvoir visualiser les détails montrés dans le film (Orbite Hubble = 600 Km, orbite basse min. = 300 Km).
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La mise en scène très Scottienne ne ménage pas les nerfs des spectateurs. Nous avons un savant dosage de scènes d'action, de violence, de moment plus intimistes, voire un soupçon de romantisme ; la recette pour habiller de chair et de vie des personnages qui seraient sinon "insensibles".
Le jeu des acteurs est parfait, le scénario, sophistiqué, reste compréhensible, les images et la prise de vue sont superbes. Du grand cinéma.
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Le plaisir d'un bon thriller sans trop de surprise formelle, parfois plutôt violent, voire assez dur. Du grand spectacle dans l'air du temps. Les amateurs apprécieront.
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Voir aussi :...
AlloCiné.

mercredi 19 novembre 2008

Vilaine

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit
Avec Marilou Berry, Frédérique Bel, Pierre-François Martin-Laval Plus...
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 33min. Année de production : 2007
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Mélanie est une fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine et même le chien de sa voisine le savent... et en profitent.Un jour, suite à une ultime humiliation, Mélanie décide de changer. Désormais elle va se venger de tout ceux qui lui ont pourri la vie.Sauf que la méchanceté, ça ne s'apprend pas en deux jours, surtout quand on a été une gentille fille toute sa vie...
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Comédie sans prétention mais efficace, et l'un des rares films où l'héroïne est "vilaine".
Marilou joue son rôle sans complexe, et se transforme petit à petit. Elle est secondée par une équipe d'acteurs visiblement enthousiastes, F. la belle, parfaite en garce sophistiquée, PFML jubilatoire en exploiteur exploité.
De nombreuses références cinématographiques parsèment le film, mais suffisamment bien intégrées pour ne pas gâcher l'esprit et la mise en scène très personnels de cette oeuvre. Malgré quelques gags un peu "potaches", l'humour est globalement d'une haute tenue, même le coup de l'éléphant dans un magasin de porcelaine passe comme une lettre à la poste, relooké et revisité.
Le scénario a juste le côté "foutraque" qui convient au ton décalé, les dialogues sont travaillés mais restent naturels, le rire frappe souvent et l'impression globale est vivifiante, revigorante.
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Un agréable moment dans la salle obscure, un film frais et sympa, une saine ration humoristique, plaisir d'une réalisation originale et "bien de chez nous", aux antipodes de certains "blockbusters" du rire.
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Voir aussi :... AlloCiné.

lundi 17 novembre 2008

Two Lovers

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par James Gray
Avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow, Vinessa Shaw Plus...
Film américain. Genre : Drame
Durée : 1h 50min. Année de production : 2008
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New York. Leonard hésite entre suivre son destin et épouser Sandra,la femme que ses parents lui ont choisi ou se rebeller et écouter ses sentiments pour sa nouvelle voisine, Michelle, belle et volage, dont il est tombé éperdument amoureux. Entre la raison et l'instinct, il va devoir faire le plus difficile des choix...
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Un bon film romantique, plus romance que drame, autant psychologique que romantique.
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Film simple, vrai, avec des personnages de chair, d'os et de sentiments, joués par des acteurs magnifiques et bien dirigés.
La mise en scène est suffisamment personnelle pour donner un ton particulier et suffisamment discrète pour laisser aux personnages leur vie propre. Le scénario, linéaire dans sa structure mais etoffé comme il faut, donne ampleur et respiration au film. Gray laisse suinter une sensibilité torturée et émouvante, ses images cadrent parfaitement avec le fond psychologique, ses dialogues sans complication lient la sauce avec bonheur.
J.P. est parfait dans son rôle d'ado attardé torturé par ses problèmes psychologiques. Il a un côté "tête à claque" et on voudrait parfois le pousser dans l'action, l'aider à sortir de ses mensonges. Il a un côté émouvant ; oisillon mal dans son nid mais aux ailes encore faibles.
G.P. est parfaite dans son rôle de femme fragile, "border line" à la folie bien ordinaire, tiraillée par ses sentiments, délicieusement appariée avec J.P.
Bon, la fin a un côté très, trop, "correct", qui fait virer la romance vers le rose, mais heureusement cela n'enlève rien à la puissance du film.
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Que de films à voir cette saison !
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Voir aussi :... AlloCiné.

samedi 15 novembre 2008

The Duchess

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Saul Dibb
Avec Keira Knightley, Ralph Fiennes, Charlotte Rampling Plus...
Film britannique. Genre : Historique, Comédie dramatique
Durée : 1h 50min. Année de production : 2008

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Fin du XVIIIe siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgiana, Duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc, elle est contrainte d'accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui, Bess, qui est aussi sa meilleure amie... Insatisfaite, elle s'engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C'est ainsi qu'elle s'éprendra du futur premer ministre Charles Grey....

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Film d'époque, film en costume, film social, film d'acteurs.
Saul Dibb nous fait revivre le destin d'une personnalité historique à la vie peu commune.
La pétulance de l'héroïne met en exergue, par contraste, le carcan social d'une époque. Mon dieu qu'il fut dur d'être de "la haute", surtout pour les femmes. Combien les conventions durent briser de vies, asservissement sournois car basé sur le sentiment de culpabilité face au devoir.
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Keira la duchesse habite film et château de sa radieuse personne. On ressent ses contradictions internes, le bouillonnement de ses sentiments en bute perpétuelle aux contraintes de sa charge. Elle est parfaitement dirigée par le réalisateur, tout comme les autres acteurs, tous très biens.
Si le scénario donne la part belle à une forme d'analyse sociologique il n'oublie cependant pas qu'un bon film doit aussi s'appuyer sur la vivacité des discours et sur la transparence des sentiments.
On pourra d'ailleurs regretter le rôle trop austère du duc joué par R. Fiennes, complètement enfermé dans un personnage "bloqué", tant socialement que psychologiquement, du coup le jeu de l'acteur se retrouve un peu... limité.
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Un film "en costume", riche et qui se laisse voir sans déplaisir, mais un peu académique et que l'on ne verra pas sans trop de regrets...
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Voir aussi :... AlloCiné.

vendredi 14 novembre 2008

L'échange

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly Plus...
Film américain. Genre : Drame, Thriller
Durée : 2h 21min. Année de production : 2008
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Titre original : Changeling

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Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils....
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Noir drame intense et profond, sombre joyau cinématographique, sublime catharsis purificatrice. Le grand Eastwood nous a fait une fois de plus le cadeau d'une oeuvre majeure.
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On vit l'époque avec lui. L'image, la représentation, sont particulièrement soignées et travaillées, art réaliste alliant le vrai et le beau. Son L.A. est le L.A. que l'on pourrait visiter si la machine à remonter le temps existait.
Le scénario est bien ficelé, sans longueurs, il appuie juste là où il faut pour faire ressentir la douleur, ressortir l'émotion, sans tomber dans la lourdeur et la caricature.
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La mise en scène est précise, d'un équilibre délicat mais d'une puissance impressionnante. Elle permet aux acteurs de sortir leurs tripes tout en veillant au fonctionnement sans à-coups d'une mécanique parfaitement huilée.
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Angelina, à milles lieues d'une Lara Croft, est exemplaire de force-fragile, Le film glisse en douceur de points de vue individuels vers un point de vue collectif, associe les personnages et la vie de la cité en ce temps là, donne une dimension supplémentaire en plongeant les destins dans le destin.
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C.E. est d'une force critique remarquable, l'Amérique des années 30 en prend "plein la gueule", son film n'est pas très "politiquement correct". Et quand on pense que c'est une histoire vraie au départ...
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Le seul bémol, comme pour d'autres films, on pourra trouver que le très très est l'ennemi du parfait. Que l'émotion cinématographiquement maîtrisée perd en route de sa puissance, qu'une mécanique trop huilée devient parfois trop prévisible.
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Film pas rigolo, mais quand même, film à voir, à voir, à voir...
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samedi 8 novembre 2008

Hellboy II - Les légions d'or maudites

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Guillermo Del Toro
Avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones Plus...
Film allemand, américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2008
Titre original : Hellboy II : The Golden Army.

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Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy. Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.
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Un bestiaire de qualité, vive la synthèse d’images et l’animation !
Le premier plaisir de ce second opus réside dans la variété et le réalisme des différentes « bébêtes » qui peuplent ce petit monde. La fluidité et la « grâce » de l’animation donnent de la force au côté onirique, voire poétique, du film. Les « scènes de rue » du monde souterrain sont époustouflantes par leur densité de monstres au mètre carré.
Indépendamment de cet aspect visuel, le scénario est bien construit, fluide également, il donne de l’âme aux personnages. Les dialogues vifs et non dénués d’humour participent à la consistance des héros.
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Si l’histoire est une très traditionnelle lutte du bien et du mal, qui emprunte avec raison à tout un folklore et à toute une mythologie, la mise en scène très « moderne » dynamise le genre et tient en haleine tout au long des deux heures du spectacle. Trouvailles et invention enrichissent ce monde fantastique et donnent chair à ce qui n’aurait pu être qu’un simple pot-pourri de plus. Les créatures de cet imaginaire au fond bien commun nous font vivre le doux plaisir d’un monde renouvelé, vision magique parce que surprenante tout en étant crédible.
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Bien évidemment les scènes de castagne entre héros invincibles émaillent tout le film, mais l’usage des poings et des armes blanches développent un aspect « ballet » et une esthétique particulière. Les pistolets outranciers de « Rouge », le tabasseur au grand cœur, sont dignes de l’opéra plus que du film d’épouvante, cette remarque s’applique d’ailleurs à l’ensemble d’un décor très soigné et très imaginatif. Il y a de l’art dans la vision Del Toro…
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Les comédiens montrent une vitalité étonnante malgré leurs costumes et maquillages. Leur physique est symboliquement adapté à leur personnalité ; Ron-Hellboy le sanguin voit rouge plus qu’à son tour, Selma-Liz la fragile pète le feu juste quand il faut, tandis que Luke-Nuada et Anna-Luana les princiers remplissent l’écran de leur présence spectrale. Jusqu’à Johann Krauss l’ectoplasmique incarné par trois acteurs et, au contraire, Doug Jones qui joue trois personnages, tous « peu humains ». Un casting très « second degré ».
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Plaisir du cinéma, béni sois-tu quand tu nous tiens !
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Voir aussi :... AlloCiné.

vendredi 7 novembre 2008

Bouquet Final

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Michel Delgado
Avec Didier Bourdon, Bérénice Bejo, Marc-André Grondin Plus...
Film français - Genre : Comédie
Durée : 1h 41min - Année de production : 2007
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Recruté comme directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres, Gabriel part trois mois en stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron, quinze ans de métier. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire, qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur qui n'est autre que le grand-père de Claire...

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La Pompe ! Sujet funèbre peu évident pour une comédie, et pourtant, mission réussie, probablement par la grâce d’un Bourdon qui fait passer l’humour le plus lourd pour une fine plaisanterie, le ton y est…
Donc, une comédie de caractères. On y rit de bon cœur, on souffre avec ce petit peuple même si quelques scènes sont un peu caricaturales, et le romantisme pointe plus d’une fois le bout de nez.
Les personnages sont solidement construits, le scénario, simple mais plutôt bien ficelé, laisse imaginer une joyeuse vie de croque-la-mort ; c'est sur, l’humour funéraire va devenir « culte » !
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Les acteurs sont parfaits, même Depardieu limite sa démesure plongé dans un milieu loufoque, voire burlesque, qui sonne pourtant juste. Il est épaulé par une Marthe Keller au mieux de sa forme, désarmante de sa grâce déjantée. Les « seconds rôles » sont impeccables également, comme Valérie Bonneton qui campe avec bonheur une thanatopractrice un brin fofolle.
La mise en scène est plus sage que les dialogues, mais c’est au fond un bon contrepoint, elle « rejante » un film qui pourrait sinon tomber dans une caricature moins habile. Le spectacle se termine avec moins de folie salutaire qu’il n’a commencé, mais bon, on pardonnera…
Après tout, c’est une première réalisation, alors appelons cela un succès…
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Résumons donc : Un plaisir qu’on aurait tort de bouder, Un bouquet qu'on espère pas final ; Delgado, au boulot, très bientôt !
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Voir aussi :... AlloCiné.

mardi 4 novembre 2008

W. - L'improbable Président

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Oliver Stone
Avec Josh Brolin, James Cromwell, Ellen Burstyn Plus...
Film américain - Genre : Biopic
Durée : 2h - Année de production : 2008
Titre original : "W."
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L'incroyable parcours du 42ème Président des Etats-Unis, ou comment George Walker Bush est passé du statut d'alcoolique notoire à celui de Président de la première puissance mondiale...
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Docu-fiction biographique à la sauce américaine. Une vision de Bush junior malheureusement un peu « molle » pour nous autres, les froggies, habitués que nous sommes à des outrances pamphletesques quelque peu plus acides…
Un film à comparer avec le récent « Being W. » de Karl Zéro, vrai documentaire autrement plus mordant.
Oliver est au fond très sympa avec mister president, il évite quelques passages qui auraient pu croustiller, comme son règne de roitelet du pétrole et failliteur de sociétés. Rien non plus sur l’inénarrable journée du 11 septembre. Et peu de référence aux « bons mots » de junior pourtant nombreux ! trop connus ?
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Les acteurs sont tous impeccables, brillante distribution qui sauve son président. Thandie campe une Condoleezza physiquement plus vraie que nature, mais malheureusement un peu effacée, ombre Busheuse sans lumière… Elizabeth-Laura est bien mimine, digne de son tombeur de Josh-W. James Cromwell est un papounet Bush totalement investi dans son rôle.
Stone filme d’une manière très classique, pas de reproche à propos de sa mise en scène, sur sa photographie, sur les textes et discours, aucun autre reproche qu’une perfection qui manque d’originalité et de folie. Un travail soigné d’entomologiste plus que le spectacle d’une vie scénarisée. Dommage, le personnage méritait un film un peu plus « décalé ». Mais c’est un point de vue bien français…
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Reste un bon « Biopic » politiquement correct d’un Dobeliou encore en exercice, une petite page d’histoire pour la postérité !
Il est vrai que le « sujet » est tant porteur d’anecdotes qu’un seul film ne suffit pas à tout exposer…
Au final, une œuvre cinématographique à voir sans déplaisir, mais sans plus pour qui s’est déjà interessé aux frasques Bushiennes et n’apprendra pas grand-chose…
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Voir aussi :... AlloCiné.

lundi 3 novembre 2008

Quantum Of Solace

Le point de vue du "Cinéphile" : ***** *****
L'amateur de "Grand Spectacle" : ***** *****
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Synopsis :
Réalisé par Marc Forster
Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric Plus...
Film britannique, américain. Genre : Action, Espionnage
Durée : 1h 47min. Année de production : 2008

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Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé... Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique... Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...
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Diamant brut, un 007 pur et dur ; pas de sophistication, pas de gadgets, peu d’humour mais des dialogues efficaces. Bond, son nom est Bond, revient dans un thriller « basique », personnage d’airain à l’incroyable baraka, à la force jubilatoirement surhumaine. Il se démène dans un monde de brutes, prend des coups et sort des situations les plus improbables, balaye tous les obstacles. Pas de psychologie de bazar car pas de psychologie du tout, en tous cas pas au premier degré. Sourd juste une rage débordante, une volonté de vengeance cachée sous le professionnalisme d’un tueur…
La brune Olga « JB girl » fait toujours bonne figure, allège le film de son charme bougon mais indéniable, même si elle fait souvent de la « figuration » et ne s’impose que dans quelques fulgurances un peu trop rares… Mélange d’une fragilité destinée à mettre en valeur le James et d’une force qui apporte du punch au film.
Comme d’autres films de la série celui-ci est une, petite, fenêtre ouverte sur un monde que l’on devine compliqué et d’une pourriture avancée. Les services secrets sont aussi pervers et secrets que les « méchants » sensément traqués. Mathieu A. apporte une « french touch » dans son personnage charmeur et malsain, hélas il ne pourra pas rempiler…
Cinématographiquement parlant la forme est aux « panpan boumboum castagne » enchainés sans répits, à l’action filmée par une caméra très dynamique, parfois trop même. Cela dit la mise en scène reste très soignée et n’apporte aucun déshonneur au genre. Le casting est impeccable, la prise de vue branchée, le scénario travaillé et la poudre pas mouillée ! Le beau Daniel mène la danse avec une classe et un charisme réjouissants.
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Bref un nouveau Bond digne successeur de la série, mais sans plus, en retrait par rapport à son prédécesseur immédiat, réjouissant pour qui aime l’action tout simplement, mais qui ne marquera pas la saga comme pièce maîtresse, simple continuité, mais vrai plaisir… C'est déjà pas si mal...
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Voir aussi :... AlloCiné.