Réalisé par Guillermo Del Toro
Avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones Plus...
Film allemand, américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2008
Titre original : Hellboy II : The Golden Army.
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Après qu'une ancienne trêve établie entre le genre humain et le royaume invisible des créatures fantastiques ait été rompue, l'Enfer sur Terre est prêt à émerger. Un chef impitoyable qui règne sur le royaume d'en-dessous, renie ses origines et réveille une menace sans précédent : une armée de créatures que personne ne peut arrêter. Maintenant, il est temps pour le super héros le plus indestructible et le plus cornu de la planète de combattre un dictateur sans pitié et ses légions. Il peut être rouge, il peut avoir des cornes, il peut être mal compris, mais si vous voulez que le travail soit bien fait, appelez Hellboy. Avec ses partenaires du Bureau de Recherche et de Défense Paranormal (B.P.R.D.), sa petite amie pyrokinésique Liz, l'aquatique et empathique Abe Sapien et le mystique protoplasmique Johann, le B.P.R.D voyagera entre notre monde et celui où voguent les créatures que ne peuvent pas voir les humains, où les créatures du monde fantastique sont devenues réelles. Hellboy, créature appartenant aux deux mondes qui n'est accepté dans aucun, devra choisir entre la vie qu'il connaît et une destinée incertaine qui l'attend.
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Un bestiaire de qualité, vive la synthèse d’images et l’animation !
Le premier plaisir de ce second opus réside dans la variété et le réalisme des différentes « bébêtes » qui peuplent ce petit monde. La fluidité et la « grâce » de l’animation donnent de la force au côté onirique, voire poétique, du film. Les « scènes de rue » du monde souterrain sont époustouflantes par leur densité de monstres au mètre carré.
Indépendamment de cet aspect visuel, le scénario est bien construit, fluide également, il donne de l’âme aux personnages. Les dialogues vifs et non dénués d’humour participent à la consistance des héros.
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Si l’histoire est une très traditionnelle lutte du bien et du mal, qui emprunte avec raison à tout un folklore et à toute une mythologie, la mise en scène très « moderne » dynamise le genre et tient en haleine tout au long des deux heures du spectacle. Trouvailles et invention enrichissent ce monde fantastique et donnent chair à ce qui n’aurait pu être qu’un simple pot-pourri de plus. Les créatures de cet imaginaire au fond bien commun nous font vivre le doux plaisir d’un monde renouvelé, vision magique parce que surprenante tout en étant crédible.
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Bien évidemment les scènes de castagne entre héros invincibles émaillent tout le film, mais l’usage des poings et des armes blanches développent un aspect « ballet » et une esthétique particulière. Les pistolets outranciers de « Rouge », le tabasseur au grand cœur, sont dignes de l’opéra plus que du film d’épouvante, cette remarque s’applique d’ailleurs à l’ensemble d’un décor très soigné et très imaginatif. Il y a de l’art dans la vision Del Toro…
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Les comédiens montrent une vitalité étonnante malgré leurs costumes et maquillages. Leur physique est symboliquement adapté à leur personnalité ; Ron-Hellboy le sanguin voit rouge plus qu’à son tour, Selma-Liz la fragile pète le feu juste quand il faut, tandis que Luke-Nuada et Anna-Luana les princiers remplissent l’écran de leur présence spectrale. Jusqu’à Johann Krauss l’ectoplasmique incarné par trois acteurs et, au contraire, Doug Jones qui joue trois personnages, tous « peu humains ». Un casting très « second degré ».
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Plaisir du cinéma, béni sois-tu quand tu nous tiens !
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Voir aussi :... AlloCiné.


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