Synopsis :
Réalisé par Justin Chadwick.
Avec Eric Bana, Jim Sturgess, Kristin Scott Thomas, Natalie Portman, Scarlett Johansson.
Genre : Drame - Durée : 01h55.
Avec Eric Bana, Jim Sturgess, Kristin Scott Thomas, Natalie Portman, Scarlett Johansson.
Genre : Drame - Durée : 01h55.
Quand la rumeur se répand que le roi Henry VIII ne partage plus la couche de la reine Catherine, son épouse incapable de lui donner un héritier mâle, Sir Thomas Boleyn rêve de gagner la faveur royale grâce à sa fille aînée, Anne.L'ambitieux projet de Sir Thomas est cependant quelque peu contrarié quand le roi s'éprend de son autre fille, Mary.
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Sélection Officielle - Hors Compétition au Festival de Berlin 2008..
Un grand film en costume porté par deux actrices magnifiques, une caméra qui sait se faire oublier, des couleurs vives mais qui collent à l'époque avec des tonalités rouges savamment distillées, une maîtrise des éclairages et des portraits, bref, un film a gros budget avec un réalisateur qui a su se faire entourer. Et pourtant...
Il y a un hic, les moyens et la maitrise formelle ne suffisent pas ; dans "7ème art" il y a "art", il y a talent sinon génie. La personnalité du réalisateur, ou à défaut de quelqu'un d'autre, doit transparaitre, un film doit avoir une âme, quelle qu'elle soit. Ici, pas de souffle, pas d'originalité, juste un travail bien fait.
Si l'on considère que le film se base sur quelques personnages clés, notamment sur les deux soeurs, comme nous ne sommes pas dans un James Bond ni dans un film d'épouvante ou érotique, on s'attend à un minimum de "psychologie", si le film n'est pas historique qu'il soit au moins "romancé" (film d'après une fiction historique de Philippa Gregory). Hélas Natalie et Scarlett on beau exprimer à merveille les sentiments qu'on leur demande de jouer, on a du mal à s'émouvoir ou s'indigner. La partie "historique" très présente gomme l'impact du sujet et rend les personnages caricaturaux, au point que Henri VIII passe pour un être volage sans personnalité, manipulé en permanence.
Ce film censément historique (il traite la période de 1520 à 1536) pourrait nous donner une vision de ce début du XVIème siècle, il nous embrouille cependant et laisse croire, par exemple, que l'anglicanisme a pour origine une sombre histoire de coeur. Le fait d'avoir personnalisé l'Histoire au travers de quelques héros nous montre un monde d'orgueils ambitieux, de passions déraisonnées, tout aspect politique totalement effacé par les manigances de quelques protagonistes détestables, le King en premier.
Signalons quand même qu'Henry VIII était réputé pour son intelligence bélliqueuse et dénuée de tout scrupule. Il a eu six épouses et de nombreuses maitresses.
Contrairement à ce que laisse penser un court texte en fin de film, il a eu un héritier mâle de Jeanne Seymour ; Edouard VI qui lui succéda et régna de 1547 à 1553.
Elisabeth Ire, la fille d'Anne Boleyn, ne monta sur le trône qu'en 1558. Par ailleurs Anne Boleyn a vécu sur le continent de 1514 à 1521, mais certainement pas en "exil". Et elle n'était pas là lors de la première rencontre du roi avec Mary.
Quant à Mary c'était probablement l'ainée et elle était fâchée avec sa soeur. Mary aurait aussi été la maitresse de François Ier avant d'être celle d'Henry VIII, et la paternité attribuée au roi pour son fils n'est qu'hypothétique.
Donc, un film formellement réussi mais qui se limite à une psychologie de bazar plaquée sur un contexte pseudo-historique parsemé d'erreurs.


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